LGV: Plutôt moderniser les voies existantes

(éditorial paru dans Sud Ouest le 29 août 2012)

Les propos du ministre Jérôme Cahuzac concernant la mise en place d'une commission qui devra étudier les priorités en termes de construction de voies ferroviaires en France appellent plusieurs remarques.

14 lignes nouvelles, sur 2 000 kilomètres de long, sont à l'étude sur le territoire français. Jérôme Cahuzac annonce que celles dont les travaux ont débuté devront se poursuivre. Ce qui est logique. Elles sont au nombre de trois. La ligne Tours-Bordeaux est en cours de construction, elle permettra de gagner une heure entre Bordeaux et Paris. L'utilité et la rentabilité des 11 autres seront étudiées, et priorité sera donc donnée à celles qui sont vraiment justifiées, puisque l'État ne sera pas en mesure de financer la totalité de telles dépenses à l'avenir.

Nous entendons de nombreux élus locaux de la France entière tenter de démontrer qu'une ligne à grande vitesse est vitale pour le développement de leur territoire et réclamer à cor et à cri la construction d'une LGV chez eux.

En revanche, au Pays basque, la grande majorité des élus se bat depuis plusieurs années pour obtenir le retrait de ce projet entre Bayonne et la frontière, sur 30 kilomètres, inutile, onéreux, destructeur de l'environnement exceptionnel qu'il traverserait et refusé par une très large partie de la population locale.

Le projet de nouvelle ligne coûterait quelque 10 milliards d'euros entre Bordeaux et la frontière espagnole, dont 2 milliards rien que pour le tronçon Bayonne-frontière.

Jérôme Cahuzac annonce, reprenant les affirmations avancées dans le schéma national des infrastructures de transport en 2011, qu'il faudra optimiser le système de transport existant pour limiter la création de nouvelles infrastructures ; améliorer les performances du système de transport dans la desserte des territoires ; améliorer les performances énergétiques du système de transport ; réduire l'empreinte environnementale des infrastructures et équipements de transport.

Au Pays basque, entre Bayonne et Hendaye, c'est exactement ce que nous demandons depuis des années. Nous affirmons - et l'avons démontré - que la modernisation de la ligne existante permettrait de faire face à une multiplication par cinq du trafic constaté depuis des années, sans dégradation significative du temps de parcours par rapport à une ligne nouvelle. Nous demandons en outre l'insonorisation des voies afin de protéger les riverains et de faire de cette voie un modèle d'intégration en tissu urbain et semi-urbain.

Nous estimons que, financièrement, la modernisation et l'insonorisation des voies existantes coûteraient environ dix fois moins cher que d'en construire de nouvelles.

Nous rappelons en outre que nos voisins espagnols ont abandonné le projet de relier Saint-Sébastien (Astigarraga) à la frontière franco-espagnole par une voie nouvelle et ont décidé d'utiliser les voies existantes, en se connectant à Hendaye au réseau français.

Il est maintenant clair que cette voie nouvelle au Pays Basque ne se fera pas. Si elle devait se faire, ce serait dans plusieurs décennies. Nous demandons par conséquent : l'arrêt des études concernant la création de voies au Pays basque et l'interruption du processus mené par RFF, à la demande du gouvernement, devant conduire à une déclaration d'utilité publique et, ainsi, au gel du foncier à terme. Nous réclamons également la mise en œuvre immédiate des travaux de modernisation et d'insonorisation des voies existantes, ainsi qu'une réunion de travail avec la commission nommée par le gouvernement, à laquelle nous démontrerons l'inutilité de ce projet de LGV au Pays basque.

Odile de Coral, Maire d'Urrugne

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